Vivre une transition n’est pas facile. Encore moins dans un monde empressé qui nous entraîne à enchaîner les projets et les activités. Depuis le début de l’année, j’explore ma nouvelle réalité ; temps et espace. J’accepte d’avoir des « élans » qui ne mènent à rien, d’avoir moins de certitudes par rapport à l’avenir et sur ce qui m’anime. Entre une fin et un nouveau départ il y a une période appelée la « zone neutre ». Dans un processus de transition, cette phase est la plus négligée par notre monde moderne. Or, lors de cette étape, un grand travail intérieur est à l’œuvre. Il s’agit d’une réorientation, un réalignement interne.
Dans son livre Transitions de vie, William Bridges (un nom prédestiné !) souligne l’importance de regarder par-delà la surface des apparences habituelles. Pour ceux et celles qui traversent une transition de vie, je me permet d’exposer les étapes du processus ; Le désengagement, le démantèlement, la désidentification, le désenchantement et la désorientation. À l’étape de la désorientation, le Héros erre dans le labyrinthe et il est habité par des craintes et des fantasmes d’abandon et de peur. Charmant!
Passage obligé où il faut réévaluer tous les virages vécus dans sa vie et découvrir ce que nous voulons vraiment. Réfléchir à ce qui reste inachevé; talents, idées, qualités… Créer son propre rite de passage.
Voici donc mon rite de passage; mon journal visuel. À chaque semaine, je met en image (collage) mon vécu, mes découvertes, mes rêves diurnes et nocturnes ou même, mes joies, mes peines, mes doutes… Tout ce qui a besoin d’être exprimé à ce moment précis.
Il faut imaginer la vocation comme une incitation à la vie, à l’honnêteté plus qu’à la réussite, à la sollicitude et à l’amour, à la joie et à l’honneur de vivre. La vocation cible non pas telle profession mais la vie elle-même. (James Hillman)
Le collage montre comment réexaminer les matériaux et les images qui inondent nos vies, tous comme des composants actifs à transformer potentiellement. En travaillant avec des images qui ont des significations spécifiques, les artistes de collage réorganisent ces éléments pour révéler d’autres lignes de discours et questionner des hypothèses courantes. Les objets de sentiment peuvent être démontés et remis ensemble sous de nouvelles formes, modifiant nos réponses émotionnelles à nos propres souvenirs.
Collage demonstrates how to reexamine the materials and images that inundate our lives, all as active components to be potentially transformed. Working with images from media that carry specific meanings, collage artistes rearrange these elements to reveal alternate lines of discourse and question commonly-held assumptions. Objects of sentiment can be taken apart and put back together into new forms, altering our emotional responses to our own memories. These methods of revaluation are essential to understanding the complexities of our experience.
« Tout est vie que je vive ou que je meure » — Christiane Singer
Samhain marque autant la fin de l’année et de la vie que le nouvel an et la futur renaissance. La mort n’est qu’une fin de cycle, un passage de relais vers un nouveau départ, une nouvelle vie. Cette fête est l’une des principales fête païennes, si ce n’est la plus importante puisqu’il s’agit du nouvel an païen. (Source : https://www.pagans.eu/)
Rituels pour célébrer Samhain (tels que proposés sur le site Pagans Hyperboréens)
☻ Faire une promenade méditative de préférence en forêt, dans un milieu naturel.
☻Faire un feu Car le feusymbolisait le soleil ainsi que les souhaits qu’il revienne à nouveau avec sa chaleur. En outre, le feu était allumé pour éloigner les mauvais esprits, car le voile entre le monde des vivants et les esprits était si mince la nuit.)
☻ méditez sur vos proches. En méditant sur nos proches disparus on cherche ainsi la clarté et la compréhension de nos vies. La sagesse sera votre compagnie pendant la moitié sombre de cette fête. Rappelez-vous que la perte, que ce soit un être cher ou intérieurement en vous-même, doit être acceptée pour la croissance tout comme dans le récit de la la déesse celte de l’été, qui se réfugia dans les cavernes de la mort afin de se purifier telle une vierge, ainsi par cet acte on reconstitue la terre qui a tant donné.
☻ Accueillez votre Hamingja puis nourrissez Nerta. Faire un repas pour vos ancêtres (vos Hamingja), bien qu’ils n’y toucherons pas (sinon prévenez vous lol) servez leur votre plat au dîner, le lendemain matin, vous enterrerez symboliquement ce repas dans votre jardin, ainsi vous nourrirez Nerta, le coté hivernale de la déesse de la nature, en effet c’est en hiver que la terre dîne et se purifie.
☻ Cultivez votre honneur. C’est par la conscience de l’héritage moral, spirituel ou matériel reçu par vos ancêtres que vous entrerez en phase avec votre Hamingja, qu’elle vous guidera, que vous comprendrez votre importance au sein de la lignée. Vous nourrirez votre Hamingja par l’honneur que vous rendrez à vos ancêtres et à vos idéaux. L’honneur ne peu se manifester que par des actes à vue supérieure, altruistes, en résonance avec vos idéaux, en accord avec l’Hamingja de votre famille, et avec tous les principes supérieurs qui vous animent.
Chaque jour, ils classent dans leurs petites boîtes les images précieusement découpées: voitures, montres, personnages, animaux…c’est l’arche de Noé que chaque dimanche ils consultent…et pour eux le déluge pourra bien attendre! Et en attendant justement, il ne cessent d’approvisionner leur ménagerie «collagistique» de mille et une découvertes.
Ces «serial colleurs» sont facilement identifiables dans les salles d’attente—à déchirer discrètement la page d’un magazine qui contiendrait l’âme illustrée d’un prochain collage—quand ce n’est pas le magazine tout entier qu’ils dérobent!
Ils sont les prédateurs des dépliants publicitaires proposés dans les magasins, les syndicats d’initiative, les offices de tourisme et tous ces lieux inspirant «la collagerie»!